L’exquis cadavre exquis, épisode 11

L’exquis cadavre exquis, épisode 11

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


L’exquis cadavre exquis

Exquis Cadavre Exquis. Episode 11 Aurélie

Episode 11

By Aurélie

Fantômette 

          – Sacré nom de Dieu, mais qui c’est cette bonne femme ?! Ce n’est tout de même pas Fantômette !

  • Les enquêteurs passaient un sale quart d’heure dans le bureau d’Edouard Fabre, juge d’instruction récemment saisi de l’affaire…

  • Une affaire qui prenait une fâcheuse tournure malgré les nombreuses investigations déjà opérées : pas le moindre indice n’avait permis à Sebastián et Valérie d’avancer…

  • L’expertise ADN n’avait rien donné, pas plus que les photos de la soirée… Pas même cette fichue robe ! L’amie de Valérie était formelle : si la robe était d’une qualité remarquable, elle n’était pas non plus exceptionnelle… C’était seulement le dernier modèle en vogue d’une grande marque… Dès lors, cela ne leur avait rien appris de plus, si ce n’est que Camille était à la mode… Tout comme « Fantômette », donc…

    Car ça lui allait plutôt bien comme surnom, Fantômette, à cette invitée mystère… D’ailleurs invitée, elle ne l’était pas : cet abruti de directeur n’était pas d’une grande utilité, mais il avait au moins pu les renseigner en leur fournissant, à contrecœur, la liste des personnes conviées à la soirée. Si Fantômette avait pu se rendre au Museum, on ne savait pas comment elle était entrée puisqu’elle n’était pas listée. Et on avait suffisamment étrillé les agents d’accueil pour s’assurer qu’ils n’étaient en rien responsables de son infiltration. Quant aux invités eux-mêmes, s’ils se rappelaient avoir pu discuter avec Camille, personne ne semblait avoir remarqué une seconde personne avec une robe pourtant si voyante… Un comble ! Rarement Sebastián n’avait autant piétiné sur une enquête… Et les derniers éléments que Valérie lui avait communiqués n’étaient pas pour arranger les choses…

    Edouard Fabre reprit :

        –    On s’est focalisé sur le job de la victime et son entourage                         professionnel, mais peut-être avons-nous omis un détail, ou alors            on fait fausse route depuis le début. La piste de Max Lindberg                     aurait pu s’avérer fructueuse s’il n’avait un alibi en bêton, et                    celle de leur confrère non plus, même si elle avait de quoi séduire,          puisqu’il se trouvait à l’heure du meurtre en garde à vue… Bien                 joué l’ami, ça aussi c’est indiscutable, comme alibi ! Quant à ces                foutues plantes, force est de constater que là non plus, ça n’a rien             donné. Nous reste Fantômette. La victime semblait la connaître,              alors on doit bien retrouver sa piste quelque part ! Si les photos               comme la robe n’ont rien donné, vous allez me vérifier les vidéos            surveillance du quartier jusqu’aux sorties de métro les plus                        proches, ça nous permettra de couvrir un champ suffisamment                large pour voir d’où elle venait, elle n’a pas pu apparaître au                      Museum par magie ! Ah oui, et la téléphonie ? Vous ne m’avez rien              dit sur la téléphonie. Qu’est-ce qu’elle a donné ?

  •  Voilà, le moment était venu pour Sebastián d’annoncer la douloureuse. Il pensait – espérait plutôt – avoir mal compris ce que Valérie lui avait dit au téléphone… Mais non, il avait très bien compris. Avec un air de chien battu qui ne lui était guère coutumier, Sebastián prit son inspiration et lâcha tout de go :

     – Eh bien… justement monsieur le juge, on a un problème. On a effectivement vérifié les mails, appels et messages dans le téléphone de la victime… On n’a retrouvé qu’un seul texto, daté de lundi, en lien avec la soirée…

  • – Loret, vous m’énervez ! Ça partait plutôt bien comme avancée, alors où est le problème ? N’avez-vous pas pu identifier l’expéditeur ?

  • – Si, si. Seulement la ligne appartient à Carole Longchamps. C’est… c’était la sœur jumelle de Camille. Elle est morte il y a trois ans…

  • – Putain de merde ! lâcha sans réfléchir Edouard Fabre, comme si une n’était déjà pas suffisante, nous voilà face à deux Fantômettes, désormais !

Auteur : Collectif Polar : chronique de nuit

Simple bibliothécaire férue de toutes les littératures policières et de l'imaginaire.

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