Premières lignes #55, Dans la ville en feu, Michael Connelly


PREMIÈRES LIGNE #55

Bonjour, ravie de vous retrouver pour un nouveau rendez-vous du dimanche : premières lignes, créé par Ma Lecturothèque.

Le concept est très simple, chaque dimanche, il faut choisir un livre et en citer les premières lignes.

Je poursuis aujourd’hui avec vous ce nouveau rendez-vous hebdomadaire !

Et merci à Aurélia pour ce challenge.

Le livre en cause

Dans la ville en feu, Michael Connelly

Le troisième soir, le nombre des morts était déjà si élevé et montait si rapidement que beaucoup d’équipes des Homicides de la division avaient été retirées des premières lignes du maintien de l’ordre et du contrôle des émeutiers et affectées aux rotations d’urgence de South Central. L’inspecteur Harry Bosch et son coéquipier Jerry Edgar avaient ainsi été enlevés à la division d’Hollywood, assignés à une équipe mobile de surveillance – avec deux tireurs de la patrouille pour assurer leur protection – et aussitôt expédiés partout où l’on avait besoin d’eux, partout où l’on tombait sur un cadavre. Composée de quatre hommes, l’équipe se déplaçait dans une voiture de patrouille noir et blanc et filait de scène de crime en scène de crime sans jamais s’attarder. Ce n’était pas la meilleure façon d’enquêter sur un meurtre, loin de là, mais vu les circonstances, c’était ce qu’on pouvait faire de mieux dans une ville qui avait lâché aux coutures.

South Central était une vraie zone de guerre. Il y avait des incendies partout. Des pillards avançant en meutes passaient d’une boutique à une autre, tout semblant de dignité et de code moral parti avec la fumée qui s’élevait au-dessus de la ville. Les gangs de South L.A. se montraient en force pour contrôler les ténèbres, allant jusqu’à demander un armistice dans leurs guerres intestines afin d’opposer un front uni à la police.

Plus de cinquante personnes avaient déjà trouvé la mort. Des propriétaires de magasins avaient abattu des pillards, la garde nationale avait abattu des pillards, des pillards avaient abattu d’autres pillards, et il y avait tous les autres – tous les tueurs qui profitaient du chaos et des troubles sociaux pour régler des comptes qui n’avaient rien à voir avec les frustrations du moment et les émotions qui se donnaient libre cours dans les rues.

Deux jours plus tôt, les fractures raciales, sociales et économiques qui agitaient la ville avaient brisé sa surface avec une intensité proprement sismique. 

LES BLOGUEURS ET BLOGUEUSES QUI Y PARTICIPENT AUSSI :

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Auteur : Collectif Polar : chronique de nuit

Simple bibliothécaire férue de toutes les littératures policières et de l'imaginaire.

4 réflexions sur « Premières lignes #55, Dans la ville en feu, Michael Connelly »

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