L’exquis cadavre exquis, épisode 64

L’exquis cadavre exquis, épisode 64

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 64 

by Divad

 Ensemble, nous sommes plus forts !

 

Quelques heures plus tôt, sur le chemin de Paris, Max et Costes passèrent un coup de fil à Fabre. Max, en vieux routard de la chronique judiciaire, avait des rapports forts décomplexés avec le juge, contrairement aux flics qui tremblaient à chacun de ses mots. Une relation d’échange de bons procédés et d’égaux face à l’information s’était installée entre eux pour le bien de la justice, en général. Sans une hésitation, il avait composé le numéro du bureau du magistrat.

 

–  Salut Fabre, C’est Lindberg. Je reviens d’Allemagne avec Costes. On a découvert que Lalande et Blanchard seraient impliqués dans le meurtre de Camille. Elle en savait trop sur leurs magouilles. On essaie de joindre Lerot mais il ne répond jamais à son foutu portable.

–  Oui, je sais, il est aux abonnés absents ce qui devient inquiétant. On a cherché à tracer sa voiture et elle a été signalée sur le parking de Lariboisière. Pas eu le temps d’envoyer du monde, c’est le branle-bas de combat chez Lalande qui s’est fait dessouder

– Ah bon mais par qui ?

– Ça, on l’ignore encore mais une équipe se rend sur place pour trouver la réponse.

–  Ok, on te rejoint là-bas ! Envoie-moi les coordonnées par SMS.

–  On passe d’abord jeter un œil à Lariboisière, c’est sur le chemin, coupe Costes. C’est un râleur, le Lerot, ce n’est pas dans ses habitudes de rester silencieux et de fermer sa gueule.

 

*******

Sebastián observe Blanchard et ses acolytes en train de s’envoyer des amabilités devant l’employé de l’hôpital qui n’en mène pas large.

Il sent alors une poussée d’adrénaline lui vriller le corps, il réfléchit pendant quelques secondes, évalue ses forces, il ne peut pas ne rien faire, c’est viscéral. Il décide de remettre en branle sa machine à baffes, peu importe les conséquences et même si ses chances d’en sortir vivant sont minimes.

C’est à ce moment précis qu’une main s’abat sur son épaule. Sebastián s’apprête instinctivement à porter un coup en se retournant et arrête son geste avant une issue douloureuse pour le propriétaire de la main.

 

–  Putain, Costes ! lâche-t-il dans un soupir.

–  Bah alors Lerot, le monde entier te recherche et tu ne donnes aucun signe de vie, s’exclame Costes.

–  Chut ! Blanchard et ses deux hommes de mains sont juste-là. Il faut qu’on les appréhende, venez avec moi !

–  Ça tombe bien, je ne suis pas sorti à poil, lance Costes en exhibant son flingue.

 

Muni de son distributeur de chocolats en plomb, Costes prend les devants et se positionne en face des trois hommes.

–  On la boucle et on lève les mains bien gentiment messieurs, les somme-t-il

 

Blanchard, avec une rapidité qui prend tout le monde de court, sort un poignard, agrippe l’infirmier par le cou et hurle à Costes :

–  Tu poses ça direct ou je l’égorge devant toi !

 

Avant de s’effondrer, K.O. sous le poing d’Anton. Lerot, Costes et Lindberg restent immobiles, abasourdis.

 –  Passez-lui les menottes avant qu’il ne se relève, leur commande Anton. Je vais tout vous expliquer.

 

*******

A la villa, les sources vives s’agitent. Le juge Fabre, accompagné de la brigade scientifique, a déboulé. Oui, Valérie avait raison, c’est moche, très moche même. Après les premiers prélèvements effectués et toutes les précautions prises, Valérie va enfin pouvoir consulter le CD. Son cœur bat à tout rompre, son instinct de flic ne le trompe pas, elle sent que la clé de l’énigme est là. Les fils vont enfin se dénouer. Elle introduit le CD dans l’ordinateur

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L’exquis cadavre exquis, épisode 33

L’exquis cadavre exquis, épisode 33

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Exquis Cadavre Exquis. Episode 33 David Smaja

Episode 33

By David Smadja

La connerie, c’est contagieux !

Dépité par l’état de sa chère Valérie, Sebastián se dit qu’il était grand temps pour lui de rendre visite à Laure Longchamps, dans son lieu de résidence forcée, et d’éclaircir le rôle de la mère de Camille dans tout cet imbroglio. Il grimpa dans sa voiture, mit en marche le gyrophare et s’engouffra à toute allure dans les affres de la circulation.

Arrivé à destination quelques dizaines de minutes plus tard, il se dirigea vers la réceptionniste, lui colla sa carte de police sous le nez et demanda à voir madame Longchamps sur le champ.

-Vous la verrez plutôt dans sa chambre, se moqua la jeune réceptionniste avec malice.

-Où vous voulez mais de suite, lui rétorqua le policier d’un ton sec.

-J’appelle l’infirmier en charge de la patiente. Veuillez donc patienter à votre tour dans la salle d’attente, lui dit-elle, mettant fin à la conversation d’un clin d’œil entendu.

De longues minutes plus tard, un homme massif, à la mine renfrogné, s’approcha de lui en faisant rouler ses muscles.

-Madame Longchamps a besoin de repos, elle n’est absolument pas en état de vous voir.

-J’ai une carte « chance » qui dit que je peux quand même la voir, répondit Sebastian en brandissant de nouveau sa carte de police.

L’homme blêmit, mal à l’aise.

-Vous êtes de la police ? On ne me l’avait pas précisé.

-Tout à fait et je veux la voir subito ! Monsieur… ?

-Je m’appelle Anton Mazoj.

-Vous seriez donc maso de refuser, Anton. Et si vous continuez à faire le malin, j’en connais un qui va finir au poste. Vous savez, la connerie, c’est contagieux, et vous ne voudrez pas me voir contaminé !

Sebastian posa sa grosse patte sur l’épaule de l’infirmier dont le vernis de suffisance commençait à craqueler de toutes parts. Ressentant le malaise, il accentua la pression et mit en marche le gaillard. Ensemble, ils gravirent les marches et arrivèrent à l’étage supérieur, celui où l’on confinait les cas les plus désespérés, dixit l’infirmier devenu prolixe soudainement.

Arrivé devant la porte de la chambre 13, l’infirmier s’éclipsa en bredouillant une excuse incompréhensible. Sebastian le regarda s’éloigner, méfiant. A juste titre, car Anton allait chercher Pavel à la rescousse. Pas si sûr que l’inspecteur sorte aussi facilement de l’hôpital qu’il en était entré. Car Pavel n’était pas du genre à plaisanter et lui ne serait nullement impressionné par le flic. Il en avait buté des dizaines en Tchéquie. Et autant dire que cela n’agitait pas sa conscience.

Sebastián toqua à la porte. Une voix étonnamment claire lui parvint :

-Bonjour, inspecteur. Entrez, je vous attendais. Je crois que l’on a beaucoup de choses à se dire…