Trophée Anonym’us : Remise du Trophée au vainqueur, Balthazar Tropp

samedi 20 avril 2019

Remise du Trophée au vainqueur, Balthazar Tropp

C’est sous un soleil radieux qu’Eric Maravalias à eu le plaisir de donner à Balthazar Tropp,
 le Trophée Anonym’us les mots sans les noms 2019

et de partager avec lui un verre et un agréable repas.

Balthazar Tropp livre quelques petites indiscrétions.
Avec un roman en projet, nous espérons avoir l’occasion de croiser à nouveau sa plume ! 


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Trophée Anonym’us 2017/2018 – Interview croisée d’Eric Maravelias et Ian Manook

Pour ouvrir la 4e édition du Trophée Anonym’us c’est une double interview qui vous est offerte

Trophée Anonym’us 2017/2018 – Interview croisée d’Eric Maravelias et Ian Manook


vendredi 22 septembre 2017

Ouverture du Trophée, I. Manook et E.Maravelias en interview sur la terrasse.














1. Votre premier manuscrit envoyé à un éditeur, racontez-nous ?
Eric Maravélias : L’histoire est connue. Je l’ai envoyé par la poste à Rivages et Gallimard. La Série Noire a répondu quinze jours plus tard. Alors que pour Manook… bref. Cependant, avant cela, je l’avais envoyé à une vingtaine d’éditeurs. Ignare en ces domaines, un éditeur étant un éditeur, pour moi, tous pareils, je n’ai pas fait attention au fait que beaucoup étaient spécialisés. Histoire, sciences, les étrangers uniquement… bref. Vingt refus évidemment justifiés.
Ian Manook  : J’ai envoyé le manuscrit de Yeruldelgger par la poste à Gallimard et je l’ai fait déposer chez Albin Michel. Gallimard l’a refusé en considérant qu’il ne rentrait pas du tout dans sa ligne éditoriale, et Albin Michel l’a accepté avec enthousiasme. Quand on pense que Maravelias a été accepté par Gallimard !
 
2. Écrire… Quelles sont vos exigences vis à vis de votre écriture ?
I.M : Ma première exigence est égoïste puisqu’elle est de me faire plaisir. La seconde est généreuse parce qu’elle cherche à offrir au lecteur une belle histoire. C’est dans ce sens que je dis en conférence qu’un auteur doit être un égoïste généreux. Les autres exigences relèvent de l’écriture, et là c’est un autre domaine où j’ai beaucoup appris en travaillant à l’édition de la trilogie mongole. Notamment en réussissant à perdre une certaine vanité d’auteur au profit d’un vrai travail basé sur les retours de lecture. Avec pour ultime exigence, celle de trouver le juste équilibre entre ce que j’accepte de retravailler et ce que je considère comme définitif. Ce que je note dans la marge des copies de relectures comme des « coquetteries d’auteur ». Un peu comme Maravelias, lui aussi assez coquet dans son genre.
E.M : La question est vaste. Personnellement, je m’attache presque exclusivement au style. La forme, pour moi, compte plus que l’intrigue ou l’histoire. J’attache une grande importance aux dialogues, qui, bien souvent, ne sonnent pas juste. Ça nécessite d’habiter totalement ses personnages et d’être capable de s’immerger absolument dans la scène. De la même manière qu’est censé le faire un comédien. Le vécu compte aussi énormément. Incarner un chef d’entreprise, un multi millionnaire, un Mongol, ne s’invente pas, par exemple. Manook peut faire ça très bien. Idem pour faire vivre un jeune délinquant de banlieue, un braqueur, un proxénète, un politique… Pour que les mots sonnent vrais, il est préférable d’avoir vécu ces situations, d’avoir été immergé un certain temps dans ces univers. En tout cas en ce qui me concerne, puisque je m’attache essentiellement aux personnages et à leur psychologie. Sinon, soit on caricature, on « clichète », parfois à outrance, on s’arrange pour rester vague, ou on se documente le mieux possible… mais ça ne remplace pas la réalité. Je pense que pour bien « être », il faut, non seulement avoir été, mais en plus, avoir pu en retirer l’essence, la moelle. Après, si on parle de thriller, de page turner, de romans où l’action prime, cela devient moins primordial, car le viseur est centré ailleurs.
3. Écrire… Avec ou sans péridurale ?
E.M : C’est écrire, la péridurale. Pour éviter le péril du râle – une vanne que m’a soufflé Manook, toujours vif d’esprit pour la déconnade. Pour accoucher de sa vie, assumer son destin, supporter ce monde où l’on croit représenter quelque chose ou être quelqu’un, laisser une trace, pauvre marque de craie vite balayée par la houle. Pour exister un peu, servir, être aimé, admiré, envié, honni, pour expulser ce trop plein qui déborde parfois depuis le berceau, témoigner, vomir, mettre ses tripes sur la table sans défaillir, rougir, devenir blême…
I.M : Surtout sans aucune anesthésie. Que l’on soit un auteur zen pour qui écrire est un plaisir, ou un auteur qui enfante dans la douleur, l’anesthésie serait une erreur. Plaisir ou souffrance, il faut assumer. Un petit verre de quelque chose ou une cigarette parfumée à la rigueur, et encore ! De toute façon le problème ne se pose pas pour moi : j’aime écrire « au naturel » et pour rien au monde je n’altérerais cette sensation de plaisir, comme me l’a si bien appris Maravalias…
4. Écrire… Des rituels, des petites manies ?
I.M : Pas vraiment. Il faut que je sois content de ma première phrase, et ensuite j’attaque chaque roman sans plan, sans documentation préalable autre que mes souvenirs, et en déroulant l’histoire d’un seul jet sans jamais revenir en arrière. Je parsème juste mon texte de mots en rouge qui peuvent signifier différentes choses : un style ou un mot dont j’ai senti à l’écriture que je pourrais l’améliorer à la relecture ; un nom, un chiffre, un lieu cité de mémoire et sur lequel j’ai besoin d’une petite vérification ; ou une digression qui me plaît et que je garde, mais qui exige pour que le lecteur ne se perde pas que je remonte planter quelques jalons plus en amont dans le texte. Sinon j’écris sans horaire fixe, un peu n’importe où, avec une préférence pour les ambiances bruyantes et animées. Quelques fois même je mets en fond sonore des vidéos de Maravelias à la guitare. Pour le bruit surtout.
E.M : Oui. Enregistrer des dizaines de fichiers et perdre le bon. Dans ce cas là, j’appelle Manook, qui conserve précieusement chacune de mes œuvres.
5. Écrire… Nouvelles, romans, deux facettes d’un même art. Qu’est-ce qui vous plaît dans chacune d’elles ?
I.M : Pour l’instant j’ai besoin d’espace dans mes romans. Entre 400 et 500 pages, c’est la bonne longueur pour développer mes personnages et mes intrigues. Pour les nouvelles, je me recentre surtout sur les dialogues. Quatre des six nouvelles que j’ai écrites sont d’ailleurs exclusivement constituées de dialogues. C’est une technique que j’aime beaucoup et qui se rapproche du théâtre, exercice auquel j’aimerais bien me frotter un jour, surtout depuis que j’ai vu Maravelias déclamer son Ulysse des quartiers
E.M : Pour la nouvelle, c’est un paradoxe. J’aime énormément en écrire, mais j’ai du mal à en lire. Il n’y a que celles du Trophée que je lis avec plaisir, mais pour des raisons qui tiennent au jeu, au fait que je connais la majorité des auteurs. Ensuite, à moins d’avoir une plume exceptionnelle, comme Manook, de savoir instaurer une ambiance ou un bout d’univers rapidement, il faut une chute qui claque, surprenne, désarçonne. Ce n’est pas évident. La nouvelle, c’est le coup de foudre. Comme pour Manook et moi.
Pour le roman, c’est une autre paire de manche. C’est l’écoulement du temps, l’intimité, l’habitude, presque, un fil qui se tend et qu’on garni de perles jusqu’à en faire un superbe collier, ce sont les marées, le flux et le reflux, de nombreux vas-et-viens, une croisière au long cours. Le roman, c’est la longue histoire d’amour. L’amitié. Oui, oui, avec Manook, on construit un roman à partir d’une nouvelle. C’est beau.
Aujourd’hui, ma préférence va vers la novella. Entre quatre-vingt et cent-vingt pages. On en est là, avec Manook. Un coup de foudre qui dure un peu plus longtemps, en quelque sorte.
Je citerais Dominique Delahaye, avec « A fond de cale », par exemple, ou Dominique Forma avec « Albuquerque ». Il y en a bien d’autres, mais j’ai lu récemment ces deux-là, dont la forme et le fond m’ont plus. La Manufacture de Livres a une collection dédiée à ce format que négligent de nombreux éditeurs.
 
6. Votre premier lecteur ?
I.M : C’est moi. Ça semble une évidence, mais ça ne l’est pas toujours. Il faut savoir s’extraire de son état d’auteur pour lire ce qu’on a écrit avec un œil de lecteur. Les points de vue sont assez différents. Françoise lit bien entendu tout ce que j’écris à un moment où à un autre, quand elle le décide. Ensuite la trilogie mongole a été lue par deux amis plus une personne de chez Albin Michel et une libraire. Mais dorénavant, mon lecteur préféré, celui dont la gouaille sait élaguer, à la lecture, mes envolées trop lyriques, c’est Maravelias.
 
E.M : Mon premier lecteur, c’est moi. Avant tout. Puis vient Anne, ma compagne, qui me dit sans cesse :
– Oui, mais là, on comprend pas !
Et à laquelle je réponds presque toujours :
– Non, mais c’est après, qu’on comprend.
Il y a Ian Manook, grâce à qui je réalise peu à peu ce qu’est l’écriture, toujours partant pour lire ma prose et me faire ses remarques, m’éclairer sur ceci ou cela. En général, il ne tarit pas d’éloges. La dernière fois, il m’a dit : « Fils, t’es un artiste, un génie ! » Ça m’a touché, c’est clair.
Puis viennent quelques personnes choisies, copains, lecteurs lambda, souvent, d’autres auteurs, blogueurs…
 
7. Lire… Peut-on écrire sans lire ?
E.M : Bah ! Peut on comprendre la société et le monde sans connaître l’Histoire et ceux qui l’on faite ? Certainement non. Nous sommes le résultat de tant d’influences. Ne dit-on pas que tel ou tel artiste nous inspire ? D’ailleurs, dans l’absolu, peut-on écrire sans avoir jamais su lire ? La réponse est là.
Il faut lire, et bien lire. Augmenter son vocabulaire par la même occasion, ce n’est pas du luxe, bien entendre le son complexe et varié des grands noms de la littérature, passés ou contemporains, même si, pour ma part, excepté pour Manook, cela va sans dire, je ne trouve véritablement mon plaisir et mon inspiration que dans certains auteurs des siècles passés sous la plume desquels la langue est mise en avant et où le fond se révèle souvent si profond. Tous ces écrivains possédaient une réelle culture, il connaissaient l’Histoire – même si beaucoup furent plus que partiaux – la société, ses travers ou ses progrès, ils en parlaient encore plus ou moins librement. Autant de choses qui influent sur l’écriture. Oui, il faut lire. Mais pas n’importe quoi, non plus.
I.M : Je lis très peu quand j’écris, et depuis trois ans j’écris beaucoup. J’ai trop peur de tomber sur des histoires ou des styles magnifiques. Être envieux d’une idée, jaloux d’une expression. Alors je ne prends pas risque et durant toutes ces années, je n’ai lu et relu qu’un livre pour donner une perspective à mon écriture, un point de fuite à mon idéal, et c’est encore et encore la Faux Soyeuse de Maravelias.
 
8. Lire… Votre (vos) muse(s) littéraire(s) ?
E.M : Ma muse n’est pas de ce monde, mais son Esprit m’inspire à chaque seconde, comme elle en a inspiré d’autres, en d’autres temps.
Sinon, pour être plus terre à terre, nombreux sont les auteurs qui m’ont inspiré sans que j’en ai conscience. Je crois que Manook, avant même de le connaître, m’inspirait déjà. Son aura, un je ne sais quoi dans l’air… bref. Je m’en suis imbibé. Tous les citer serait trop long. Tous avaient quelque chose qui leur appartenait. Disons, et je me répète, qu’au moment où j’ai décidé d’écrire mon récit, l’histoire de ma vie, j’étais sous l’influence d’Edward Bunker, de James Lee Burke et de James Ellroy. J’achetais tous leurs livres que je dévorais aussitôt. Autant dire que pour Bunker, ça allait, ça ne pétait pas le budget, autant pour les autres… alors j’allais les choper d’occasion chez Gibert, Boulevard St Michel.
I.M : Zweig, Malaparte, Buzzati, Salinger, Buarque, Borges, Amado, Garcia Marquez, Maravelias…
9. Soudain, plus d’inspiration, d’envie d’écrire ! Y pensez-vous ? Ça vous est arrivé !
Ça vous inquiète ? Que feriez-vous ?
E.M : Quatre questions en une ? Je ne pense pas au fait qu’il soit possible, un jour, que je n’ai plus envie d’écrire, mais plutôt au fait qu’on ne me publie plus. Que je disparaisse des radars. Que cette illusion se dissipe. Je travaille dans ce sens. J’organise ma vie dans cet objectif. Me centrer et me concentrer sur l’essentiel. Une vie saine, des plaisirs simples, les parents sur lesquels il faut veiller, notre propre subsistance, notre toit, une poignée d’amis, et le lever du soleil, les cycles de la lune, l’éternel retour des saisons, l’âge qui avance, la sagesse, si loin…
De fait, peu m’importe que j’ai envie ou non d’écrire, j’ai envie de tellement d’autres chose, et peu importe si on me publie ou pas, car je me rends trop compte que tout ceci n’est rien, vents et chimères. Ça flatte mon ego, surtout. Je passe mon temps à jongler entre mon refus de tous ces artifices, et le moyen d’en tirer le meilleur sans tomber dans le piège. C’est un exercice difficile et périlleux, mais qui satisfait mon tempérament d’ascète. Dans cet esprit, de renoncement et d’humilité, Ian Manook est une source d’inspiration indéniable.
I.M : Ça ne m’est encore jamais arrivé. Je n’ai aucune peur de la page blanche. J’ai même encore un peu tendance à écrire trop, mener deux ou trois manuscrits en même temps, sauter d’une idée à l’autre. Et si ça m’arrivait un jour, je commencerais aussitôt un nouveau roman sur le désespoir d’un écrivain dont l’inspiration s’est tarie. Mais quand cette improbable éventualité frôle mon esprit, je m’y prépare en échangeant avec Maravelias.
10. Pourquoi avoir créé le Trophée Anonym’us ? Pourquoi l’avoir créé ? 
E.M : Pour le fun, rien de plus au départ.
Ensuite, parce que j’aimais écrire des nouvelles, que je côtoyais beaucoup d’auteurs reconnus sur les salons et des non édités à côté. Aussi à cause des prix littéraires truqués, biaisés, affaire d’influences, d’accointances, de convenances, de mode … bref, tout sauf l’essentiel. Non pas seulement en ce qui concerne les gagnants, mais aussi par rapport aux sélections.
L’anonymat et le mélange entre édités et non édités me semblait une bonne idée non exploitée, également. Une prise de risque pour les confirmés, et un beau challenge pour les petits poucets. Dans ce sens, j’ai sollicité Ian Manook. Pour qu’il se prenne une gamelle et cesse de me faire de l’ombre.
C’est une manière de montrer aussi qu’il existe de belles plumes ignorées des éditeurs. Ce que tout le monde sait, certes. Dans ce sens, le Trophée et son aura auront permis à une demi douzaine d’auteurs de trouver un éditeur. Inutile de dire que cela nous réjouit. Et puis j’aime monter des projets, tisser des liens, communiquer. Et, par-dessus tout, j’aime créer. Une belle sculpture comme un ravissant jardin, un morceau de guitare comme un texte, un poème, que ce soit beau, harmonieux. Trouver le bon ton, la bonne note, le bon geste, la juste attitude. Oui… je m’égare. Disons que ces choses sont à la base de tout ce que j’entreprends. Du Trophée comme du reste.
10. Pourquoi avoir accepté d’être parrain pour ce trophée ?
I.M : J’ai une telle admiration pour Maravelias, son style, son écriture, sa philosophie de la vie. J’aime sa poésie lugubre et désespérée. J’envie ses Adidas de bogoss. Je jalouse son profil de rapace, sa gouaille du neuf deux et sa démarche à la Popeye. Même si je n’avais pas été obligé d’accepter ce parrainage en échange de l’effacement d’une dette de 112,85 euro que je lui devais sur deux barrettes, j’aurais craqué pour ce poste…non, je déconne, en fait, j’ai cru accepter le parrainage des lanceurs d’alertes masqués vengeurs du monde, les Anonymous. J’aurais dû faire attention à l’apostrophe. Je me suis laissé enfumer comme un baltringue par une tête de métèque en survêt. J’aurais dû me méfier. Quand je lui ai parlé oseille, il m’a dit t’auras des nouvelles pas courriel. Depuis j’en reçois une vingtaine par an. Que de la prose, pas de la maille !
11. Voyez-vous un lien entre la noirceur, la violence de nos sociétés et du monde en général, et le goût, toujours plus prononcé des lecteurs pour le polar, ce genre littéraire étant en tête des ventes ?
 
E.M : C’est l’organisateur du Trophée, qui a pondu ça ? On dirait une tirade de Manook. Franchement, je ne suis ni sociologue, ni psychologue. Nous sommes des voyeurs, d’éternels enfants, cruels et égoïstes, qui aimons nous faire peur, sans doute, blasés, aussi, habitués, rompus à la violence virtuelle que dégueulent tous nos écrans. Pourtant, ailleurs, pour les autres, cette violence est bien réelle, et jamais la fiction ne dépassera la réalité. Peut-être qu’on en veut toujours plus, de surenchères en surenchères, jusqu’au drame.
Prenez Manook, au hasard : Un prix, deux prix, trois prix, 15 prix… ça ne peut que mal finir. Trop, c’est trop, voilà tout.
I.M : Notre monde est maso. Plus notre quotidien est noir, plus le roman noir doit être plus noir pour dépasser la réalité. Donc pour les auteurs, « tant que c’est noir, il y a de l’espoir » comme dit Maravelias.
 
12. Vos projets, votre actualité littéraire ?
E.M : Mon actualité littéraire n’a pour le moment rien d’officiel. J’ai bon espoir que mon prochain livre voie le jour en 2018, mais rien n’étant signé, il n’y a rien à en dire, sinon que ce sera une fiction, très éloigné de La Faux Soyeuse, dans un Paris et sa banlieue au bord de la rupture. Avec de nombreux personnages que j’espère forts, car ils portent toute l’histoire sur leurs épaules.
Ian Manook ayant lourdement insisté, je pense que je l’autoriserai à en rédiger la préface. Ça lui filera un coup de pouce.
I.M : Le 4 octobre sort Mato Grosso, un roman complètement différent de la trilogie mongole. Une sorte de huis-clos, mais au cœur du Pantanal brésilien qui devient le plus grand marécage du monde à la saison des pluies. C’est à la fois une histoire de vengeance, une réflexion sur l’écriture, et un cri d’amour pour cette région où j’ai passé plus d’un an dans ma jeunesse. J’espère que mes lecteurs me suivront. Il y a deux façons d’aimer lire : aimer les livres pour l’objet qu’ils représentent et l’histoire qu’ils racontent, ou aimer les auteurs et les suivre dans leurs expériences, leurs engagements, leurs chemins de traverse, leurs contre-pieds. C’est ce que Mato Grosso va tester après le succès de la trilogie mongole. Mais bien entendu, mon actualité la plus sensible, c’est l’attente du prochain Maravelias.
 
13. Le (s) mot(s) de la fin ?
E.M : Abyssus abyssum invocat.
Patriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiick…
I.M : Maravelias
Interview réalisé en collaboration avec le blog Lila sur sa terrasse

Trophée Anonym’us 2018 : « Les Mots sans les Noms ».

Anonym'us logo

 

Le Trophée Anonym’us vous connaissez ?

Cette année notre blog est associé à la 4e édition du Trophée Ananym’us.

Les 3 années précédentes c’est Collectif Polar : Chronique de nuit qui relayait ce challenge.

Cette année Collectif polar a trop de projet en route, aussi c’est moi, son petit frère qui va assurer l’intérim pour ce 4e Trophée Anomym’us.

 

Le trophée Anonymus’ Qu’est ce que c’est

D’abord baptisé  » Le Thophée des 2M », il a changé de nom dés sa deuxième édition.

La première année, Eric Maravélias (à qui on doit le superbe roman La faux soyeuse), et Benoit Minville (auteur de l’excellent roman ado-adulte Les géants et le non moins bon Rural Noir) ont lancé un concours de nouvelles improvisées. En lice, un groupe d’auteurs Français réunis pour le fun et le plaisir partagé.
Une nouvelle chacun de maximum, 10 pages. Un jury de lecteurs potos. Et.. Ils ont fédéré une bonne vingtaine d’auteurs. Le vainqueur 2015 : Vincent Crouzet, le vainqueur 2017

th (15)La deuxième année Eric Maravélias remet ça avec le même enthousiasme. Le nouveau concours s’appelle dorénavent « Trophée Anonym’us 2016 : « Les Mots sans les Noms ». Il a, à nouveau, été accueilli par le festival « Les Pontons Flingueurs », de René Vuillermoz, à Annecy.

Nous gagions à l’époque alors que cela devienne pérenne. Aujourd’hui il semble que ce soit le cas !

Et bien oui, Eric Maravélias aidé d’Anne Denost se lance dans une nouvelle année.

C’est le départ du Trophée Anonym’us 2017/2018 : « Les Mots sans les Noms ».

ano SON PARRAIN : Ian Manook.
Il a été le premier à répondre présent la première année.

 

 

Podium 2017

Trophée Anonym’us 2017

Colin Niel / Javel
Nils Barrellon / Mort aux cons
Maud Mayeras / Le Parloir
Michel Douard / Parkinson of a bitch
Loser Esteban / Entonnoir

Vous le trouverez toutes les info sur la page facebook  du trophée Anonym’Us

Ou sur le blog :

Le Trophée, c’est quoi ? Une video pour tout comprendre par Nicolas Duplessier

Pour la quatrième année le Trophée Anonym’us revient, avec plein d’auteurs à découvrir, des nouvelles noires ou policières.
Vous préférez lire les nouvelles que les trois pages relatives à la façon dont fonctionne
ce trophée atypique ?
Nicolas Duplessier nous a offert une petite vidéo explicative et ludique.
Alors, ne boudez pas votre plaisir et cliquez sur la vidéo qui vous dit tout sur le Trophée !

LES REGLES : 

Une nouvelle de 20.000 signes maximum, noir ou polar.

Des auteurs vont concourir de façon anonyme pour gagner le trophée. Qu’ils soient connus, reconnus ou des inconnus.

Des cadors édités et des non édités jugés à l’aveugle. Un vote à l’aveugle pour le jury qui ne connaîtra pas le nom des auteurs.

Un Trophée, un buste en argile, réalisé à la main par Eric Maravélias sur FB.

Les trois premiers invités au festival des « Pontons flingueurs », à Annecy, en juin, pour la remise du Trophée.

Début de la 4eme saison :

vendredi 22 septembre 2017

– « Oui je sais j’ai une petite semaine de retard. »

-« Oui je sais ça devient une habitude »

LES PARTICIPANTS : 

Les auteurs en lice édités sont : 

Amélie Antoine

Jean Luc Bizien

Marie-Hélène Branciard

Natacha Calestrémé

Claudine Chollet

Nicolas Duplessier

Sabine Dormond

Jeremy Fel

Sylvain Forge

Stéphane Jolibert

Jess Kaan

Eric Maneval

Luce Marmion

Cloé Mehdi

Fabien Pesty

Yvan Robin

Magali Le Maître

Lou Vernet

********

 


du côté des non-édités :

 

James Osmont
James Osmont

Nouvel auteur
Damien Eleonori

Tara Lennart
Tara Lennart

Véronique Jeandé
Veronique Jeandé

 

Nacer Safsaf
Nacer Safsaf

Voila vous savez tout ce qu’il y a à savoir sur ce super trophée Anonym’us.

Demain je vous propose la première interview, celle du parrain, qui lance l’année 2017/2018

Ensuite ce sera la première nouvelle anonyme.

Et ainsi de suite toutes les semaines durant environ 6 mois.

Un entretien avec un des auteurs participant par Eric Maravélias.

Et une nouvelle anonymes

Alors à très vite