TRophée Anonym’us : KIAEKRIKOI

dimanche 1 avril 2018

Anne Lefrançais et Eric Maravelias ont initié le Trophée Anonym’us.

Cette année 2018 voit les participation de 22 auteurs pour 22 nouvelles.
Les textes de ces nouvelles vous ont été présentées  en ligne. Aussi il vous reste quelques jours pour attribuer à chacun son auteur.
Pour cela vous disposez de quelques indices vidéo.
À vous de lire… et de jouer !

KIAEKRIKOI ???

Cliquez sur le nom de chaque auteur pour lancer une petite vidéo décalée, qui propose un indice pour retrouver la nouvelle dont il ou elle est l’auteur(e). Pour relire une nouvelle, cliquez sur cette dernière. 
 Les auteurs sont classés par ordre alphabétique, les nouvelles par ordre de parution. 

Saurez-vous retrouver qui a écrit quoi ?

Trophée anonym’us : interview, Jess Kaan

Anonym’us

Les Mots sans les Noms

Anonym'us logo

jeudi 9 novembre 2017

Jess Kaan

Votre premier manuscrit envoyé à un éditeur, racontez-nous ?

Une nouvelle envoyée à la revue Galaxies, spécialisée dans la SF. Une nouvelle de fantastique et l’impression que la foudre me tombe sur la tête avec une lettre incendiaire. Un coup de pied au séant salvateur. Avec cet épisode peu glorieux, j’ai réalisé qu’il fallait mieux cibler.
Heureusement par la suite, j’ai veillé à toujours cerner mes éditeurs. Le premier texte pro accepté le fut par les éditions Nestiveqnen et là ce fut le cri de joie.

2. Ecrire… Quelles sont vos exigences vis à vis de votre écriture ?


Un directeur de collection m’a dit, écrire c’est 1% de génie, 99 % de travail. Sur le fond, l’idée est bonne mais la proportion est différente à mon humble avis. En tout cas, il faut accepter de bosser, il faut aussi recevoir la critique, faire tout pour progresser. Et il y a de très bons conseils chez Stephen King. Alors c’est simple, j’écris, je me relis encore et encore. J’essaie de faire en sorte que l’histoire offre des perspectives nouvelles pour le lecteur. Faut que je me dise « ouais, ça c’est bien ». Je ne veux pas donner l’impression d’être présomptueux, mais j’écris comme un auteur et je me relis comme un lecteur.
3. Ecrire… Avec ou sans péridurale ?

Sans. Il faut souffrir, s’impliquer, faire preuve d’empathie, ne pas juger les personnages y compris les pires. Raconter la vie qui n’est ni blanche, ni noire.

4. Ecrire… Des rituels, des petites manies ?


Du silence, certains horaires plus propices, virer les chats de la table, même si cela confine au supplice de Sisyphe. Avoir à disposition les recherches que l’on a faites. Ne pas hésiter à se lever et à quitter l’ordi si ça ne vient pas.

5. Ecrire… Nouvelles, romans, deux facettes d’un même art. Qu’est ce qui vous plait dans chacune d’elles ?


Ce sont deux exercices radicalement différents. Dans la nouvelle, il faut que les personnages soient très vite installés, on est plus sur le fil du rasoir que dans le roman. Par ailleurs la nouvelle réclame une chute efficace, j’adore quand le lecteur doit continuer de se faire son film. Moi, je crois que c’est le plus beau cadeau qu’un auteur puisse faire. Le roman, lui, nécessite des rebondissements, un scénario qui a le temps de se déployer, mais le final est toujours difficile C’est dur de quitter les personnages avec lesquels on a vécu une année ou plus.

6. Votre premier lecteur ?
Mon épouse. En tant que béta lectrice impitoyable.

7. Lire… Peut-on écrire sans lire ?
Peut-on vivre sans respirer ? Non, pour l’écriture, c’est pareil. Lire est un plaisir obligé, lire de tout, les collègues, les essais, les revues, la presse, les classiques. Ne pas se focaliser sur un genre. Un auteur qui dit « j’écris, je ne lis pas, c’est comme un musicien qui dit je n’écoute pas de musique.»
On a besoin de s’imprégner, de se délecter des écrits des autres.

8. Lire… Votre (vos) muse(s) littéraire(s) ?
Ca dépend. J’aime Giebel, Favan, Abel pour leur manière de nous précipiter dans les abîmes. J’aime King pour sa capacité à restituer une atmosphère. J’adore Masterton, Chattam, Herbert, Cussler, Graham, pour leur capacité à engendrer ce que je nomme de la littérature adrénaline, celle qui vous fait monter la pression et que vous dévorez… J’aime la belle plume de Lemaitre, j’apprécie Robin Cook et ses thrillers médicaux et je relis périodiquement les Lettres de mon moulin… Il faut s’ouvrir, tenter des expériences littéraires, je suis inscrit dans une médiathèque où je pioche au hasard de la littérature blanche. C’est un truc que j’adore

9. Soudain, plus d’inspiration, d’envie d’écrire ! Y pensez-vous ? Ça vous est arrivé ! Ça vous inquiète ? Que feriez-vous ?
L’inspiration ne manque pas.
En revanche, la perte de l’envie d’écrire ça m’est arrivé avec l’annonce de ma maladie. Je suis resté trois mois sans écrire ne serait-ce qu’une ligne, ça m’arrivera encore. Un jour ce sera si fort, que peut-être je m’arrêterai. La vie est curieuse, elle réserve son lot de surprise. Il faut essayer de vivre au jour le jour, savourer les joies simples.

10. Pourquoi avoir accepté de participer au Trophée Anonym’us ?
Y a un certain Eric qui m’a harponné à Templemars, il m’a fait peur avec son accent du Sud et son look d’auteur de polar. Je me suis dit ça y est j’ai un contrat sur ma tête, à la sortie une moto va débouler et on va me dézinguer… Donc j’ai accepté. Plus sérieusement, c’est un challenge, l’opportunité de se confronter aux autres auteurs de façon amicale, d’être lu et de présenter ce que j’écris…

11. Voyez-vous un lien entre la noirceur, la violence de nos sociétés et du monde en général, et le goût, toujours plus prononcé des lecteurs pour le polar, ce genre littéraire étant en tête des ventes?

L’homme est voyeur par nature. Notre époque est instable, les repères se cassent la figure, comme les idéologies. On nous vend du sans âme en guise de projet de société (faire du fric, des affaires, baiser en série, collectionner les gadgets technologiques, bouffer ça ou ça, aller là ou là) et forcément, cela n’engendre que le chaos, parce que chacun de nos choix a des répercussions. Quand on achète un smartphone, on fait trimer des mecs à l’autre bout de la terre. Plus que le bulletin de vote à l’efficacité limitée, un achat est un acte politique désormais. Mais je pense que dans le polar, il y a une part d’espoir. Je sais, ça fait moraliste, je suis naïf, mais j’assume. Dans le polar, dans le thriller, on a envie que les héros se dépassent, qu’ils vainquent le Mal incarné par une menace assez clairement définie. C’est tout de même plus facile de mettre hors d’état de nuire un odieux salopard de roman que de se dire dans la vie de tous les jours, il faudrait que tellement de choses changent, que nous abattions nos égoïsmes. Parce que la société ne va pas mal à cause des autres, mais à cause de chacun.

12. Vos projets, votre actualité littéraire ?

Sortie de Punk Friction aux Editions Lajouanie et de l’anthologie DONS à l’atelier Mosesu pour soutenir l’ADOT (Asociation pour le Don d’Organes et de Tissus humains)
En ce moment coécriture d’un roman de fantastique avec Frédéric Livyns, un auteur belge. Ecriture d’un thriller sur un thème qui me tient à cœur et deux policiers historiques dont une suite du secret de la petite demoiselle.

13. Le (s) mot(s) de la fin ?

Je ne suis pas doué pour les interviews, mais merci à vous de m’avoir lu.

Une interview réalisé en partenariat avec le blog partenaire Lila sur sa terrasse

Trophée Anonym’us 2018 : « Les Mots sans les Noms ».

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Le Trophée Anonym’us vous connaissez ?

Cette année notre blog est associé à la 4e édition du Trophée Ananym’us.

Les 3 années précédentes c’est Collectif Polar : Chronique de nuit qui relayait ce challenge.

Cette année Collectif polar a trop de projet en route, aussi c’est moi, son petit frère qui va assurer l’intérim pour ce 4e Trophée Anomym’us.

 

Le trophée Anonymus’ Qu’est ce que c’est

D’abord baptisé  » Le Thophée des 2M », il a changé de nom dés sa deuxième édition.

La première année, Eric Maravélias (à qui on doit le superbe roman La faux soyeuse), et Benoit Minville (auteur de l’excellent roman ado-adulte Les géants et le non moins bon Rural Noir) ont lancé un concours de nouvelles improvisées. En lice, un groupe d’auteurs Français réunis pour le fun et le plaisir partagé.
Une nouvelle chacun de maximum, 10 pages. Un jury de lecteurs potos. Et.. Ils ont fédéré une bonne vingtaine d’auteurs. Le vainqueur 2015 : Vincent Crouzet, le vainqueur 2017

th (15)La deuxième année Eric Maravélias remet ça avec le même enthousiasme. Le nouveau concours s’appelle dorénavent « Trophée Anonym’us 2016 : « Les Mots sans les Noms ». Il a, à nouveau, été accueilli par le festival « Les Pontons Flingueurs », de René Vuillermoz, à Annecy.

Nous gagions à l’époque alors que cela devienne pérenne. Aujourd’hui il semble que ce soit le cas !

Et bien oui, Eric Maravélias aidé d’Anne Denost se lance dans une nouvelle année.

C’est le départ du Trophée Anonym’us 2017/2018 : « Les Mots sans les Noms ».

ano SON PARRAIN : Ian Manook.
Il a été le premier à répondre présent la première année.

 

 

Podium 2017

Trophée Anonym’us 2017

Colin Niel / Javel
Nils Barrellon / Mort aux cons
Maud Mayeras / Le Parloir
Michel Douard / Parkinson of a bitch
Loser Esteban / Entonnoir

Vous le trouverez toutes les info sur la page facebook  du trophée Anonym’Us

Ou sur le blog :

Le Trophée, c’est quoi ? Une video pour tout comprendre par Nicolas Duplessier

Pour la quatrième année le Trophée Anonym’us revient, avec plein d’auteurs à découvrir, des nouvelles noires ou policières.
Vous préférez lire les nouvelles que les trois pages relatives à la façon dont fonctionne
ce trophée atypique ?
Nicolas Duplessier nous a offert une petite vidéo explicative et ludique.
Alors, ne boudez pas votre plaisir et cliquez sur la vidéo qui vous dit tout sur le Trophée !

LES REGLES : 

Une nouvelle de 20.000 signes maximum, noir ou polar.

Des auteurs vont concourir de façon anonyme pour gagner le trophée. Qu’ils soient connus, reconnus ou des inconnus.

Des cadors édités et des non édités jugés à l’aveugle. Un vote à l’aveugle pour le jury qui ne connaîtra pas le nom des auteurs.

Un Trophée, un buste en argile, réalisé à la main par Eric Maravélias sur FB.

Les trois premiers invités au festival des « Pontons flingueurs », à Annecy, en juin, pour la remise du Trophée.

Début de la 4eme saison :

vendredi 22 septembre 2017

– « Oui je sais j’ai une petite semaine de retard. »

-« Oui je sais ça devient une habitude »

LES PARTICIPANTS : 

Les auteurs en lice édités sont : 

Amélie Antoine
Jean Luc Bizien
Marie-Hélène Branciard
Natacha Calestrémé
Claudine Chollet
Nicolas Duplessier
Sabine Dormond
Jeremy Fel

Sylvain Forge
Stéphane Jolibert
Jess Kaan
Eric Maneval
Luce Marmion

Cloé Mehdi

Fabien Pesty

Yvan Robin
Magali Le Maître
Lou Vernet

********

 


du côté des non-édités :

 

James Osmont
James Osmont
Nouvel auteur
Damien Eleonori
Tara Lennart
Tara Lennart
Véronique Jeandé
Veronique Jeandé

 

Nacer Safsaf
Nacer Safsaf

Voila vous savez tout ce qu’il y a à savoir sur ce super trophée Anonym’us.

Demain je vous propose la première interview, celle du parrain, qui lance l’année 2017/2018

Ensuite ce sera la première nouvelle anonyme.

Et ainsi de suite toutes les semaines durant environ 6 mois.

Un entretien avec un des auteurs participant par Eric Maravélias.

Et une nouvelle anonymes

Alors à très vite

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