La fabuleuse histoire d’Edmond Locard, flic de province de Marielle Larriaga

Aujourd’hui encore je viens vous parlez de Edmond Locard, le père des laboratoire de police scientifique.

Si la semaine dernière le livre que je vous présentais sur Locard était plutôt un documentaire, celui-ci est plus romancé. Peut-être plus accessible au commun des mortels que nous sommes.

 

La fabuleuse histoire d’Edmond Locard, flic de province de Marielle Larriaga. 

Paru le 15 octobre 2007 aux Ed; des Traboules
 

Malheureusement épuisé chez l’éditeur

19€50  ; 226 p.) ; 24 x 15 cm

Fabuleuse est l’histoire de ce jeune médecin légiste lyonnais, Edmond Locard, que l’on a comparé, non sans raisons, à Sherlock Holmes, la créature de Conan Doyle.

Dans ce récit, nous le découvrons, au travers de souvenirs personnels et familiaux: un homme élégant, érudit, mélomane, séduisant, séducteur. Un chercheur qui s’inscrit dès le début du vingtième siècle dans l’histoire des empreintes digitales, des traces, des indices, des recherches toxicologiques, balistiques, qui vont préluder aux découvertes de la criminalistique d’aujourd’hui avec, entre autres, celte molécule biologique: l’ADN, preuve incontournable de culpabilité ou d’innocence, et la mise en place à Lyon des services d’Interpol, inextricable réseau international où s’empêtrent les criminels.

Fabuleuse est la toile de fond historique de ce récit : a mythique Belle Époque, ses apaches, principal risque d’insécurité des premières décennies du 20e siècle, contre lesquels Clémenceau va dresser ses Brigades du Tigre, qu’a chanté Philippe Clay :

« De vrais robots, toujours à l’affût, jamais au repos.
De face, de dos, de profil, ils ont nos bobines en photo,
M’sieur Clémenceau

Kaléidoscope prodigieux que ces grandes affaires judiciaires du 19e et du 20e siècle: l’affaire Dreyfus, l’espionne Mata-Hari, le provocateur Lacenaire, des drames villageois, des assassinats sordides, des attentats et des meurtres politiques qui ont, en leur temps, passionné l’opinion publique, la presse, inspiré les écrivains, les cinéastes, Des accusés sur lesquels plane l’ombre maléfique de la guillotine.

Et, puisqu’en France tout se termine par des chansons, celte histoire à laquelle Edmond Locard fut mêlé de près : l’épopée du terrible Bonnot et de sa bande, évoquée par Joe Dassin :

« Dans la de Dion Bouton cachait les voleurs,
Octave comptait les gros billets et les valeurs,
Avec Raymond-La-Science, les bandits en auto,
C’était la bande à Bonnot
. »

Bon dans les jours qui viennent on retrouvera mon médecin expert mais comme écrivain cette fois ci !

Et puis tout cela m’a fait furieusement penser à un feuilleton que je regardais gamine, mais là dessus aussi j’y reviendrai !

A très vite alors …