L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 3

Vous la savez cette semaine nous lisons les premiers chapitres de ….

L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin

 Aujourd’hui c’est le Chapitre 3

Mais avant petit rappel des fait pour ceux et celles qui n’auraient pas suivi.

 

L'homme qui en savait tropHéros méconnu de la Seconde Guerre mondiale et génie visionnaire – l’inventeur de l’ordinateur, c’est lui -, Alan Turing a révolutionné nos vies. Et il est mort en paria.

Dans un futur proche. Les transhumanistes ont gagné. L’IA (intelligence artificielle) domine désormais le monde. Mais elle a une obsession : réhabiliter la mémoire de son « père », le génial mathématicien anglais Alan Turing. Pour cela, il lui faut établir la preuve qu’il ne s’est pas suicidé, comme l’a toujours prétendu la version officielle, mais qu’il a été assassiné. En quête du moindre indice, elle remonte le fil de sa vie…

En décodant Enigma, la machine de cryptage des forces allemandes, fierté du régime hitlérien sur laquelle les services secrets alliés se cassaient les dents, Alan Turing a largement influé sur le cours de l’histoire. En créant l’ordinateur, il a inventé le futur. Pourtant, ce jeune homosexuel au QI exceptionnel a connu un destin terrible : traité en renégat par sa propre patrie, il est mort d’empoisonnement au cyanure dans des circonstances suspectes en 1954, en pleine guerre froide, peu après avoir accepté la castration chimique pour échapper à la prison. Dans l’Angleterre puritaine et ultraconservatrice de l’après-guerre, influencée par le maccarthysme américain, qui avait intérêt à faire éliminer Turing, l’homme qui en savait trop ?

Entre histoire, espionnage, science et secrets d’État, un « biopic » mené comme un thriller où l’on croise Churchill, Eisenhower, Hitler, Truman, Staline, les espions de Cambridge, de Gaulle, et jusqu’à l’ombre inquiétante de John Edgar Hoover.

 

C’est parti pour la lecture du chapitre 3

3.

Il ruisselait de transpiration. Le lieutenant John O’Ryan s’essuya le front avec une serviette. Il avait creusé une tombe de fortune dans un bois, éclairé par les phares de sa voiture. Il était en train de fouiller les locaux d’un journal de propagande gauchiste lorsqu’un type l’avait surpris en train de retourner les tiroirs. Il avait été contraint de lui briser la nuque et de se débarrasser du corps dans la campagne de Liverpool.

John O’Ryan avait servi dans l’armée avant d’être recruté par les services secrets. C’était un solitaire, élégant et éduqué, capable de s’adapter à toutes les situations et d’infiltrer n’importe quel milieu. O’Ryan détestait les socialistes et les communistes. Il les mettait dans le même sac : les rouges.

Il avait été engagé par le Military Intelligence, section 5, alias le MI5, pour traquer le cancer rouge. O’Ryan excellait dans cet exercice. Depuis la Révolution russe, le mal collectiviste et révolutionnaire gagnait dangereusement les milieux ouvriers et intellectuels sur toute la surface du globe. L’Angleterre n’était pas épargnée par la maladie. Les cellules cancéreuses touchaient chaque couche de la société, des ouvriers aux militaires en passant par les plus hauts fonctionnaires et les étudiants.

Les services secrets avaient été créés pour lutter de l’intérieur contre la propagation du mal. Tous les coups étaient permis. Pour le lieutenant O’Ryan comme pour ses collègues, cette confrontation invisible était une guerre qui ne disait pas son nom. Les rouges étaient des criminels prêts à trahir leur patrie pour importer la dictature du prolétariat. Malgré de nombreuses tentatives, les États-Unis et l’Angleterre n’avaient pas réussi à faire tomber le régime communiste de Moscou. La droite russe avait été pulvérisée par Staline, qui détenait le pouvoir absolu. À présent, le combat contre la pandémie gauchiste se déroulait dans les rues de Londres, de New York ou de Paris. La peur et la paranoïa gagnaient quotidiennement du terrain. Pour chaque leader d’opinion rouge victime d’un « accident malheureux » ou envoyé en prison, dix autres apparaissaient sur les estrades à la sortie des usines, sommant les foules de rejoindre la lutte. Le MI5 embauchait à tour de bras pour endiguer la montée du péril rouge.

O’Ryan gara sa voiture devant un pub, exténué. Après avoir lavé ses grandes mains puissantes mais finement manucurées, il se faufila jusqu’au comptoir où il commanda une pinte de bière rousse. Il alluma une cigarette et utilisa un cure-dent pour enlever la terre coincée sous ses ongles. Autour de lui, les clients éméchés descendaient leurs dernières pintes avant de rentrer chez eux retrouver bobonne.

Une peinture du roi George V trônait au-dessus du bar où deux employés remplissaient les chopes sans faiblir. Le lieutenant O’Ryan écrasa sa clope sur le plancher crasseux recouvert de sciure. Le lendemain matin, il avait rendez-vous avec un informateur, un avocat de Liverpool qui suspectait un officier de l’armée d’organiser des réunions coco à son domicile. Il vida sa bière d’un trait en espérant que l’avocat ne lui ferait pas perdre son temps. Les lettres de dénonciation arrivaient par centaines. Il fallait séparer le bon grain de l’ivraie.

Un type aux yeux vitreux se posta à ses côtés pour commander une pression. O’Ryan l’observa machinalement des pieds à la tête. Il avait l’air bien portant et le teint rougeaud d’un homme travaillant dans un commerce de bouche. Son pardessus était usé aux coudes. Le cirage fraîchement appliqué sur ses chaussures ne masquait pas l’usure du cuir et la finesse de la semelle. Son commerce n’était pas florissant. À son accent des Midlands et sa manière de parler, il ne faisait aucun doute qu’il venait de la région de Birmingham et avait quitté l’école trop tôt.

O’Ryan lui offrit une cigarette américaine pour tuer le temps. Il n’était pas pressé de rejoindre la chambre d’hôtel minable qui l’attendait en ville. Le type accepta sans se faire prier.

— Je suis dans le coin seulement pour quelques jours, dit O’Ryan. Je suis représentant de commerce.

— Oh, et vous vendez quoi, au juste ?

— Des chaussures, répliqua-t-il en montrant sa paire de Church. Et vous, que faites-vous ?

— J’ai une petite fromagerie dans le quartier, répondit l’homme en pompant sur sa cigarette.

— Vous avez quitté Birmingham il y a longtemps ?

— Comment savez-vous que je suis de…

— J’ai un don pour les accents.

O’Ryan était satisfait de lui. Son talent était intact. Quelques minutes d’une discussion banale lui suffisaient pour établir la biographie d’un inconnu.

Il paya et souhaita une bonne soirée au fromager.

— Vous allez au match demain ? questionna l’homme.

— Quel match ?

— Le match, voyons ! Liverpool reçoit Arsenal en coupe d’Angleterre !

Le lieutenant regarda son interlocuteur d’un air désolé.

— Je n’ai jamais compris l’intérêt de payer pour voir des adultes en short courir après un ballon.

 

 

Résistant Résistants de Thierry Crouzet

Voici une lecture qui m’a passionnée

Le livre : Résistants  de Thierry Crouzet. Avant-propos Didier Pittet. Paru le 19 avril 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  16€90  ;  (374 p.) ; 22 x 15 cm
RÉSISTANTS de Thierry Crouzet

4e de couv:

Tout dans ce livre, même le plus effroyable, relève de la science.

Les passagers d’un yacht sont soudain terrassés par une superbactérie, résistante aux antibiotiques. Sauf Katelyn, une étudiante. Pourquoi est-elle la seule survivante ?

Recrutée par l’Anti-Bioterrorism Center, elle est chargée de retrouver l’infecteur, quitte à entrer dans son intimité. Mais l’homme qu’elle pourchasse éveille en elle des sentiments contradictoires. Il ne tue peut-être pas aveuglément…

« Les bactéries résistantes aux antibiotiques gagnent du terrain partout dans le monde. Si rien n’est fait, elles tueront plus que le réchauffement climatique. » Professeur Didier Pittet, directeur du programme du contrôle des infections et de la sécurité des patients à l’OMS

thierry crouzet

L’auteur : Blogueur, essayiste et romancier, Thierry Crouzet est né en 1963. C’est un auteur inclassable, il a notamment publié J’ai débranché, le récit d’un burn-out numérique, La Quatrième Théorie, un thriller politique, Le Geste qui sauve, l’histoire d’un médecin qui sauve 8 millions de vies chaque année.

 

 

 

 

 

Ce que l’on en dit

Le thriller qui va changer votre regard sur les antibiotiques !

« Une très bonne intrigue, bien développée, réaliste. Un travail de recherche monumental. Un livre important à mettre entre toutes les mains. » Emilie
« Résistants est un vrai page-turner ! » Sandrine
« Un livre qui, une fois commencé, ne se lâche plus. Il y a toujours un rebondissement ou une information scientifique pour relancer le suspense. Pédagogique et ludique à la fois, on se prend d’affection pour les personnages. On ressort de ce livre en étant informé, tout en ayant passé un excellent moment. » Sonia

Yash tue en répandant une bactérie mortelle dans la population ; Katelyn résiste physiquement et combat l’infection.
Mer des Bahamas. Katelyn, étudiante en médecine, travaille sur le yacht d’un milliardaire pour l’été. Elle s’amuse comme jamais… jusqu’à ce qu’une épidémie emporte les passagers dans d’atroces souffrances. Pourquoi est-elle la seule survivante ?
Surnommée « adversus », la bactérie tueuse résiste à tous les traitements connus. Recrutée et formée par l’Anti-bioterrorism Centre, Katelyn est chargée d’une mission : retrouver l’infecteur, quitte à entrer dans son intimité. Mais l’homme qu’elle pourchasse ne tue peut-être pas aveuglément.
Lancée dans une course contre la montre, la jeune épidémiologiste découvre un monde médical labyrinthique et un futur apocalyptique, une menace bien réelle à laquelle fait face l’humanité.

« Je conseillerai Résistants à mon entourage. Personne n’est à l’abri d’un prochain adversus et ça fait froid dans le dos… » Ysaline
« C’est décidé, après le lecture de Résistants, je me mets au régime Nutella/frites pour éviter d’ingérer des antibiotiques à mon insu !!!! » Lucy
« C’est de la véritable science fiction, ou plutôt de la fiction scientifique. » Guy

Thierry Crouzet mêle suspense et médecine dans un page-turner implacable où tout, même le plus effroyable, relève de la science. Notre humanité est menacée par la prolifération des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques. A l’heure où nos consciences s’éveillent à l’importance de ce que nous possédons en commun, il nous montre que les antibiotiques sont un trésor qu’il nous faut préserver.

Préface du Pr Didier Pittet, directeur du programme du contrôle des infections et de la sécurité des patients à l’OMS : « Les bactéries résistantes aux antibiotiques gagnent du terrain partout dans le monde. Face à cette crise sanitaire, nous avons besoin d’une prise de conscience. Thierry Crouzet peut nous aider : nous avons collectivement besoin d’histoires pour que les informations médicales infusent dans la société. Résistants est un page-turner passionnant que je peux conseiller à tous mes étudiants, à tous les médecins, et bien sûr à tous les amoureux de la lecture. Préparez-vous à un grand voyage. J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi et que vous en sortirez avec un nouveau regard sur les antibiotiques. »

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