Trophée Anonym’us, les mots sans les noms ! La Solution du KiaEkriKoi

Trophée Anonym’us, les mots sans les noms ! La Solution du KiaEkriKoi

La réponse du KIAEKRIKOI, 
par ordre alphabétique d’auteurs.
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Sophie Aubard


Nouvelle 20 – Un air de famille

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Solene Bakowski


Nouvelle N°12 – Nos chers voisins

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Katia Campagne


Nouvelle N° 10 – Quand la terre mourra

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Céline Denjean


Nouvelle 17 – Rédemption

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Sandrine Destombes


Nouvelle 21 – Faute Grave

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Pascale Dietrich


Nouvelle 18 – L’intersection

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Eric Yann Dupuis


Nouvelle N°4 – Le spectre de la vérité

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Sacha Erbel


Nouvelle N°2 – Plus fort que Superman

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Nick Gardel


Nouvelle N°7 : Faut bien se nourrir

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Fred Gevart


Nouvelle 16 : Marie Martine – De la neige en été

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Fredérique Hoy


Nouvelle N°6 : Histoire d’Oreille

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Stéphanie Lepage


Nouvelle N°5 – Beauté épinglée


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Guy Masavi


Nouvelle N°8 : Tout ce qui est humain

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Salvatore Minni


Nouvelle 14 – Béton armé

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Natacha Nisic


Nouvelle N°3 – Dans la bouche

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Tom Noti 


Nouvelle N° 11 – The Champion

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David Patsouris


Nouvelle N°14 – Elle a peur, peut-être

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Laurence Simao


Nouvelle N°13 – Trois âmes pour seule arme

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Simon François


Nouvelle N°15 – Contrechamp

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Ahmed Tiab 


Nouvelle N°9 : Un soir d’orage

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Balthazar Tropp 


Nouvelle N° 1 – Autoportrait

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Trophée Anonym’us, L’interview de la semaine : Solène Bakowski

L’interview de la semaine : Solène Bakowski

Solène Bakovski

Cette année, ce sont les auteurs eux-mêmes qui ont concocté les questions de l’interview, celles qui leur trottent dans la tête, celles qu’on ne leur pose jamais, ou tout simplement celles qu’ils aimeraient poser aux autres auteurs.


Aujourd’hui l’interview de Solène Bakowski


1. Certains auteurs du noir et du Polar ont parfois des comportements borderline en salon. Faites-vous partie de ceux qui endossent le rôle de leurs héros ou protagonistes pendant l’écriture, histoire d’être le plus réaliste possible ?Bande de psychopathes !

J’essaie de me mettre en condition, mais juste dans ma tête. Pas de rituel sanglant, pas de maléfice, c’est promis. Rien qu’un peu d’imagination 😉

2. Douglas Adams est promoteur de 42 comme réponse à la vie, l’univers et le reste. Et vous quelle est votre réponse définitive ?

Aucune réponse définitive. Ce qui est définitif est mort alors que la vie est mouvement. Du coup, je ne suis pas à l’abri de changer d’avis cinquante fois dans les cinq prochaines minutes.

. Y a-t-il un personnage que vous avez découvert au cours de votre vie de lecteur et avec lequel vous auriez aimé passer une soirée ?

Dorian Gray (du roman Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde). Il me fascine !

4. Si tu devais avoir un super pouvoir ce serait lequel et pourquoi?

Celui de me télétransporter, pour pouvoir être là où j’en ai envie au moment où je le souhaite.

5. Est-ce que tu continuerais à écrire si tu n’avais plus aucun lecteur ? (même pas ta mère)

Oui, sans aucune hésitation. J’écris d’abord pour moi, parce que ça me procure un plaisir fou.

6. Quel a été l’élément déclencheur de ton désir d’écrire ? Est-ce un lieu, une personne, un événement ou autre ?

Je ne me souviens de rien de précis. Je crois que le désir d’écrire a émergé à la suite de plusieurs petits événements, de minuscules traumatismes qui m’ont rendue muette sur le moment mais que j’avais besoin de mettre en mots pour en chercher le sens. Chez moi, l’écriture est née d’une incompétence à m’exprimer correctement à l’oral.

7. Est-ce que le carmin du sang de ses propres cicatrices déteint toujours un peu dans l’encre bleue de l’écriture ?

Pour peu qu’on écrive avec honnêteté et pour les bonnes raisons, je crois que oui.

8. Penses tu qu’autant de livres seraient publiés si la signature était interdite ? Et toi, si comme pour le trophée Anonym’us, il fallait publier des livres sous couvert d’anonymat, en écrirais-tu ?

J’écris parce que j’aime écrire. Je ne cours pas après la notoriété et je me fiche bien qu’on connaisse mon nom. J’espère que c’est le cas de la plupart des auteurs.

9. Pourquoi avoir choisi le noir dans un monde déjà pas rose ?

C’est indépendant de ma volonté… Les histoires qui me viennent naturellement sont toujours sombres, je ne sais pas pourquoi.

10. Quelles sont pour toi les conditions optimales pour écrire ?

Il faut avoir du temps et de la disponibilité d’esprit.

11. si vous deviez être ami avec un personnage de roman, lequel serait-ce?

Madame Bâ, magnifique personnage imaginé par Erik Orsenna dans le roman du même nom.

12. Quel est ton taux de déchet (nombre de mots finalement gardés / nombre de mots écrits au total ) ? Si tu pouvais avoir accès aux brouillons/travaux préparatoires d’une œuvre, laquelle serait-ce ?

Je ne sais pas, ça dépend, je dirais que je supprime entre 10 et 20% de ce que j’ai écrit. Parfois plus, parfois moins, je n’ai pas de règle.Les premiers romans de Stephen King et Au-revoir là-haut de Pierre Lemaître.

L’exquis cadavre exquis, épisode 62

L’exquis cadavre exquis, épisode 62

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Exquis Cadavre Exquis. Episode 62 Solène

Episode 62

by Solène Bakowski

Le roussi vous va si bien

 Amanda se redresse avec difficulté, s’assoit d’abord, marque une pause, puis pose ses pieds sur le sol avant de tenter de se mettre debout. Mais elle vacille, emportée par le poids de sa tête qui est à présent un véritable champ de courses. Affaiblie, elle manque de tourner de l’œil. Elle doit se rendre à l’évidence : dans son état, quitter cet appartement ne sera pas une sinécure. Sans compter que le ou la dénommée « Jo » – comment savoir avec un surnom pareil ? – lui a ôté la plupart de ses vêtements.

Après quelques secondes au cours desquelles elle s’efforce de faire la mise au point sur le mobilier qui l’entoure, elle titube vers un grand placard. Elle l’ouvre et en analyse brièvement le contenu jusqu’à déduire que « Jo » est a priori un homme plutôt jeune qui semble avoir un faible pour la couleur orange. Et la cigarette, si l’on considère les relents de tabac froid exhalé par les vêtements. Amanda réprime le haut de cœur qui lui soulève l’estomac et parvient à saisir un pantalon noir et un tee-shirt citrouille affublé d’un smiley idiot qu’elle enfile en serrant les dents tant sa poitrine, son menton, ses bras, ses jambes la font souffrir. Elle coince ensuite ses cheveux dans une casquette publicitaire à l’effigie d’une marque de whisky.

C’est bon, ça va le faire, se dit-elle, ragaillardie à l’idée de traverser la ville déguisée en homme et donc, parfaitement incognito.

Puis :

Merde, mes chaussures.

Elle lorgne, dépitée, du côté de la petite paire d’escarpins gisant sur le sol. Elle se résout alors à attraper des baskets qui lui paraissent immenses – Mais combien chausse ce type ? Du… 48 ???? – et dans lesquelles ses petits pieds flottent allègrement.

Espérons que je n’aie pas besoin de courir, conclut-elle en se glissant à l’extérieur de l’appartement, tout en se promettant vaguement de changer de boulot. Un truc plus calme. Un truc où elle n’aurait pas besoin de se couler dans des pompes aux allures de bateau de croisière et de revêtir un tee-shirt ridicule pour buter un type et, ainsi, sauver sa peau.

*****

Pas de Laure. Blanchard est livide.

— Mais comment c’est possible ? grogne-t-il tout en s’efforçant de contenir sa colère pour ne pas effrayer le personnel hospitalier.

N’osant pas prendre l’infirmier directement à partie, il roule des yeux furibonds vers les deux Tchèques, qui attendent légèrement en retrait.

Une cloche tinte. Comme un cheveu sur la soupe. L’agacement monte d’un cran pour Blanchard, qui, à présent feule et plisse les yeux. Son cou gonfle. On dirait un taureau prêt à charger.

Anton se dépêche d’extirper le portable du fond de sa poche. Un SMS. Qu’il n’a pas le temps de lire.

— C’est pas le moment d’échanger des mots doux ! postillonne Blanchard en expulsant le téléphone des mains d’Anton pour faire passer ses nerfs.

*****

— Il t’a répondu ? s’inquiète Carole qui, déjà, prépare son matériel.

Son oncle secoue la tête.

— Pas encore.

— Et si ton ami ne recevait pas le message ? Et s’ils nous tendaient un piège ? Et si…

Éric s’approche doucement de Laure dont la respiration saccadée s’adoucit sensiblement.

— N’oublie pas que ta fille est une magicienne, lui souffle-t-il sur un ton apaisant, avant de lancer un clin d’œil à Carole.

*****

Le téléphone d’Anton glisse sur le sol parfaitement lustré du couloir de l’hôpital, pour venir s’écraser sur le bout de la chaussure de Sebastiàn. Dans une tentative désespérée, celui-ci s’efforce de recroqueviller ses pieds. Trop tard. Anton dirige son immense carcasse droit sur lui. Et sur son eczéma qui, bien sûr, se remet à le démanger sévère.